Parfois, les mots s’échappent

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Elle s’était confortablement installée avec un thé afin savourer son livre. Dehors, le matin se levait.

Elle transperça rapidement du fil de son épée les mécréants qui en voulaient à son argent. Son visage était masqué.

Anxieuse, elle caressa son bras.

Le soleil couchant l’enveloppait de sa délicate chaleur et elle savourait cette solitude face à l’océan.

Elle était tant plongée dans sa plénitude qu’elle ne prit le temps de déjeuner. Sa boisson avait refroidi.

Elle rencontra un beau jeune homme, ténébreux évidemment, mais dont les yeux lagons adoucissaient sa méfiance. Elle était charmée.

Elles lui firent confiance.

Elles crièrent de concert quand le poignard pénétra dans les chairs de son dos.

Elles eurent un haut-le-cœur en l’entendant rire.

Il l’embrassa et l’abandonna.

La nuit était noire.

Elle dut batailler pour reprendre son souffle. L’air lui échappait.

Elles lui avaient fait confiance.

Elle recouvrit le cadavre de ses larmes amères.

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  1. Quelle concision ! C’est sec et ça claque, bravo ! J’aime beaucoup le temps qui court puis ralentit, le jeu elle/elles. Et puis ces deux dernières phrases ! Elles coupent le souffle ! Un grand bravo pour ce sombre texte qui est, pour une fois j’ose le dire, poétique !

Bla ? Blablabla !

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