Le temps de l’oubli

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La musique faisait trembler les murs, explosant dans mes oreilles. Le nouvel an avait réussi ce défi de réunir tous nos amis dans une ambiance festive. On sentait à peine l’atmosphère de mensonges qui nous enroulait subtilement. Il y avait un sourire sur ses lèvres, un très, très léger sourire. Nous n’avions pas besoin de parler, il n’y avait absolument rien à ajouter : juste ce sentiment d’être à notre juste place, moi sur ce canapé, dissimulant ma fatigue, Mina en train de virevolter dans une robe obstinément courte. Le temps pouvait couler à flots s’il le désirait ! M’emporter ! Rien n’était aussi important que ce sourire qui ornait ses lèvres. Aussi léger que la neige qui tombait il y a quelque temps. Une plume, un souffle, une note. Les étoiles sont-elles réellement éternelles ? Après tout, aucune raison n’explique ce sourire, aucune. Dites Dieu, au lieu de vous tourner les pouces, expliquez-lui ! Faites-lui oublier cette réalité trop sombre ! Ses pieds vagabonds ne font que danser et voyager, ils ne sont pas fait pour s’ancrer dans une terre malade. Pourriez-vous l’amadouer avec vos plus jolies mélodies ? Peut-être qu’ainsi, le retour dans la réalité sera moins dur. Arriverez-vous à lui expliquer, simplement, pourquoi le ciel est bleu ? Pourquoi son compagnon devra mourir ?

Ô mon aimée, prend moi dans tes bras, continue à faire la folle, crois en toi ma belle ! Laisse tomber les Roméo et Juliette, la littérature et viens te blottir contre moi. Le son s’enflamme. Jouons aux allumettes, plongeons-nous dans ce brasier, ce tourbillon étourdissant. Il pleut ? Il vente ? Il neige ? Je ne sais pas, je suis en feu, torche vivante, quand tes yeux se braquent dans les miens. J’arrête de penser, les questions partent valser. Il n’y a que toi et cette vie qui suinte du moindre pores de ta peau. Aller, chante ma belle, danse et profite comme tu sais si bien le faire ! Redonne au présent son goût d’éternité !

J’ai peur, j’angoisse mais je suis tellement heureux que mon cœur va exploser. Mon paradoxe, viens ici que je t’enlace. Ma fée, viens ici que je te croque, que je t’enferme dans la poche de mon sweat. Je m’enfuirais alors avec toi jusqu’au bout de l’univers. Tu sais, les assassins ne sont jamais loin, toujours cachés. Mon âme folle, tu évolues dans un autre monde et ce dernier est peut-être trop loin pour moi. Peut-être m’est-il devenu inaccessible. Pas besoin d’ailes, je ne veux pas me punaiser ces plumes de pacotille sur le dos. Je crains trop, d’un jour, être contraint à en enfiler des vrais, et que toi tu restes seulement voleter sur Terre.

Regarde-moi ma belle, j’ai des tas d’histoires dans la tête et je veux te les raconter. Oser, enfin ! La musique des mots se déchaînent dans ma tête dès que je tourne une page. Je plonge, je plonge ! Viens te pencher au-dessus de mon épaule. Colore mes pages blanches, balances y tes couleurs, tes rêves et tous nos souvenirs enchantés. Ma douce naïve, ta lumière s’éteindra-t-elle subitement ? Mon corps me fait hurler, sa noirceur me ronge. Arrivera-tu à être plus forte que la Nature ? Ma fée aux pieds nus, ma folie, mon amour, enflamme-toi pour moi, brûle pour moi ! Ne m’abandonne pas ! Que je ne sois pas le seul à me perdre … Dis, sera-tu plus forte que demain ? Peux-tu soulever des montagnes ? Détruire l’univers et sa logique ? Tes rires et tes petites mains pourront-elles vaincre le destin ? Dis, ma belle, sera-tu plus forte que la maladie ?

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