Le chant du vieux fou (XVIII)

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Chaque quinzaine j’essaye de participer au défi d’Olivia Billington, ravie de pouvoir continuer l’histoire dans laquelle je me suis lancée (quand ma vie me laisse un peu de répit. Oui, formation, stage, mémoire, dossier-de-la-mort-qui-tue-de-trente-pages c’est à vous que je m’adresse)

Résumé : Un mystérieux cataclysme, mêlant tempêtes et explosions nucléaires, a ravagé le monde. Alors que la terre se déchirait, une étrange enfant aux oreilles pointues et aux cheveux pâles vit le jour. Ainsi naquit Morgane, que ses parents voulurent protéger en s’enfuyant au cœur de la montagne. Vingt-ans après, le nourrisson a grandit bon gré mal gré à cause des privations de leurs conditions de vie. Amoureuse de sa forêt rachitique, Morgane aime s’y promenant contre l’avis de ses parents. Elle était loin de se douter qu’au milieu de cette forêt vide de vie, elle trouverait une sculpture de bois, dont l’existence même heurtait l’écoulement tranquille de sa vie.  Peu de temps après cette étrange découverte, elle rencontra Nanouck, jeune garçon solitaire accompagné de son loup blanc, Amarok. Après la mort de ses parents, elle décida de l’accompagner et de le suivre dans sa quête d’une mystérieuse ville où la brume ne dévorerait pas les poumons des gens. Celle-ci s’avèrera moins calme que prévu.

Ils rencontrèrent sur leur chemin Vaiana, une jeune fille solaire et elle aussi porteuse d’un pouvoir étrange qui lui permet de connaître l’histoire d’un objet seulement en le touchant. Une relation complice nait rapidement entre les deux jeunes femmes et Vaiana décide de les suivre dans leur quête. C’est ainsi qu’ils croisèrent la route de Yumi, une inconnue qui saurait où se trouve la cité qu’ils recherchent.

**

– Regardez-le, souffla Morgane à ses comparses qui s’extirpaient avec peine de leur sommeil. Amarok n’a cessé d’être sur ses gardes depuis l’arrivée de Yumi.

– Son attitude est peut-être injustifiée, hésita Vaiana.

Nanouck garda le silence. Il connaissait son ami, son comportement avait forcément un sens. Ils ne purent en débattre plus longuement, car au même instant la cascade de cheveux ébènes s’anima.

Les préparatifs se firent dans un silence incertain. Morgane restait en retrait, quelque peu froide, laissant les sourires spontanés de Nacouk et Vaiana habiller leur départ. Avec dextérité, Vaiana confectionna quelques pavés de pommes de terre. Pendant ce temps, Yumi glissa dans son sac quelques livres.

– Que compte-tu en faire ?, l‘interrogea sèchement Morgane.7

– Du combustible

– Ma mère me racontait que brûler des livres devrait être puni, que c’était un crime.

– Ça dépend … tu veux survivre ?.

La voix froide de Yumi se teintait de moqueries. Preuve en est, son visage s’ornant d’un délicat sourire mesquin. Ses yeux la jugeaient.

– C’est vrai, cet autodafé nous permettra de survivre aux épreuves qui nous attendent. Mais moi je veux vivre, grâce à ces livres.

– Écoute-moi bien, siffla-t-elle, parce que je ne te le répéterai pas. Ton précieux bouquin que tu caches, car oui je sais ce que tu caches dans ton sac, je le foutrai au feu si ça nous permet de passer la nuit.

– Faudra me passer sur le corps.

– Aucun problème.

L’atmosphère était électrique, les corps tendus. Les voix sifflantes et sèches des jeunes femmes déchiraient leur abri. Nanouck s’interposa entre les deux rivales. Il fusilla Yumi du regard. À ses côtés, le poil hérissé, Amarok montrait les crocs dans un grondement menaçant.

– Tu la touche pas.

– Idiots.

La dispute mourut aussi soudainement qu’elle avait éclaté. Chacun finit de se préparer et, au bout de quelques minutes, l’étrange groupe était hors de l’immeuble en ruines. La météo était loin d’être clémente : le vent hurlait de toutes ses forces, comme s’il cherchait à déraciner le moindre humain qui croisait sa route. L’esprit de Morgane, loin d’être apaisé depuis l’incartade, rugissait avec d’autant plus de hargne. L’attraction de la liberté devenait très forte. Le majestueux palais, qui les accompagna sur leur route, transpira d’un attrait magnétique. Morgane devait furieusement lutter pour en détacher son regard. Son esprit désirait être aérien et c’était une bien terrible épreuve que de le forcer à garder son enveloppe terrienne. La jeune femme restait muette et suivait son groupe avec des gestes automatiques, presque instinctifs. Amarok ne la lâchait pas d’une semelle.

Peu à peu, ils s’éloignèrent de la ville et le malaise de Morgane diminua. Diffus, il continuait néanmoins à courir dans ses veines pour doper sa curiosité. Morgane continuait d’avancer, inflexible. Elle avait vaguement compris, par les rares bribes qu’elle essayait de capturer, que Yumi souhaitait mettre le plus de distance possible avec la ville décrépie avant de découvrir son talent au grand jour. Elle craignait trop la loi des survivants pour risquer d’être vue. En bonne sportive de la survie, elle préférait mentir, tricher sur sa véritable nature. La jalousie grignota le cœur de Morgane : elle, elle ne pouvait pas cacher l’étrangeté de ses cheveux et de ses oreilles. Même son pouvoir, comme l’appelait Nanouck, lui échappait à l’image de la rencontre avec les brigands qu’elle avait tués. Seule son escapade sous terre constituait une énigme pour le reste du monde.

Brusquement, Amarok grogna, tirant la jeune femme de ses pensées. Nanouck était sur le qui-vive.

– On est suivis.

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    • I tried everything that Google returned and none of them worked: deleting frmcache, executing outlook commands from the run line, deleting .ost file, etc. and nothing worked. I then went low-tech for my solution. The appointment was not showing up when looking at the calendar in the day view. I changed the view to show all appointments and the appointment was listed. I deleted the appointment from the all appointments list view. I was then able to accept the meeting and get it added to my cao.Odarenutllok 2007, Windows XP

  1. Le fait que le chien gronde n’augure rien de bon. Les animaux se trompent rarement. Dommage que Yumi suive le petit groupe, car elle risque de leur causer bien des ennuis. Cela dit, une histoire dans laquelle tout se passerait bien n’aurait aucune saveur. Ce sont les difficultés qui donnent du piment à un récit.

  2. J’aime toujours autant tes personnages et leur univers très bien décrit. 😀 En plus tu parviens à mettre les mots imposés sans que l’on ne les remarquent. 😀

Bla ? Blablabla !

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