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Le Prix Nobel de Littérature

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Et là vous vous dites « ohlalala, encore une qui surfe sur les niouzes du moment et qui va nous raconter, comme tout le monde aujourd’hui, à quel point elle adore Mondiano àlavieàlamort ».

Ben en fait je le connais pas, j’ai rien lu de lui, pour moi c’est un vague Monsieur dont ma mère m’a vaguement parlé mais pas de bol, ça manque un peu de crimes et de sang dégoulinant donc c’est pas son livre de chevet. Bref. Cette nomination me rappelle juste à quel point le monde littéraire est vaste. Malgré les nombreux livres dévorés chaque année, qui font la terreur des gens qui nous aident à déménager, je ne connais pratiquement aucun des auteurs primés au Prix Nobel de Littérature. Je n’ai pas forcément une culture littéraire « classique », ceci expliquant donc cela (et vu qu’Asimov ou encore Bradbury n’ont jamais reçu ce prix, je continue de m’interroger sur le bien-fondé du truc).

Cette journée m’a permis de me pencher sur l’historique des récompenses depuis sa création (la faute à Madmoizelle et son forum down, je suis bien obligée de dépasser ma procrastination)(ce nouveau mot adulé par les lycéens). J’ai ainsi découvert que la France caracolait en tête du classement avec 15 Prix, suivi par les Etats-Unis (12) et le Royaume-Unis. Mais il serait inutile de vous faire un petit graphique mignon avec des statistiques pour chaque pays récompensés, qui mettrait notamment en valeur la vision centrée sur l’Occident de ce prix. A la place, je vais revenir sur les (trop ?) rares ouvrages que j’ai lu. Je ne parlerais pas forcément des auteurs que je connais, comme Frédéric Mistral. Ayant habité en Provence lors de mon secondaire, à genre 20km de sa maison, j’ai évidemment lu beaucoup, beaucoup d’extraits, mais jamais de livres entiers. Et ça compte pas, c’est de la triche, et je suis bonne joueuse.

Avec une création en 1901, le premier auteur connu de la liste arrive dès 1907, avec Rudyard Kipling et son chouette Le livre de la Jungle. Bien que ce soit un livre jeunesse, je l’ai découvert sur le tard il y a deux ans. Je connaissais l’histoire, évidemment, car j’adore le Disney du même nom. Du coup en ouvrant ce livre, je ne m’attendais pas à trouver ce que j’y ai trouvé : beaucoup de poésie et de nombreux contes riches en détail. Les animaux ont une place centrale, comme on pouvit s’en douter.

Il faudra attendre 1938 pour trouver dans le classement un nom qui me parle. Et quel nom ! Pearl Buck ! Ceux qui me suivent, notamment sur SensCritique, connaissent l’amour sans borne que je voue à cette auteure, qui est également la première femme à ce recevoir le Prix Nobel de Littérature. Parler objectivement de Pearl Buck me sera difficile, j’aime tout chez elle : ses descriptions, ses histoires, ses personnages ou encore son regard sur la Chine. Que ce soit Pivoine (qui pose la question de l’esclavage et de la traite des Juifs dans le monde), l’Exilée (actuellement mon préféré) et même le Sari Vert (qui ne m’a pas pourtant entièrement plu), Pearl Buck m’a toujours fait voyagé. A terme, j’aimerais lire toute sa bibliographie, ce que je ne souhaite que pour une poignée d’auteurs. J’ai actuellement deux de ses livres dans ma PAL, La terre chinoise et les fils de Wang-Lang.

Un autre saut dans le temps avec, en 1954, le célèbre Ernest Hemmingway. J’ai pourtant peu lu de lui. Il y a évidemment Le vieil homme et la mer, enchanteur, et qui pour moi représente un des classiques les plus accessibles de la littérature. Je suis aussi tombée sur Histoire naturelle des morts, un recueil de nouvelles qui ne m’a pas emballé, bien que l’exercice stylistique de description des cadavres m’ait impressionné.

1957, autre auteur connu, Albert Camus. Qu’on se le dise tout de suite, je ne suis pas une grande admiratrice de cet auteur. Ce n’est pas celui qui me fait le plus vibrer, bien que j’ai apprécié L’Étranger et La mort heureuse. Peu de choses à dire donc.

Et voilà qu’arrive maintenant John Steinbeck ! Parfois il faut plusieurs essais de lecture, voir plusieurs livres pour apprécier un auteur. Et puis parfois c’est inutile. Entre Des souris et des Hommes et Les raisins de la colère, les histoires John Steinbeck m’ont percuté par leur modernité malgré leur âge de publication. J’adore ce genre de bouquins. Finir un bouquin qui a plusieurs décennies en me disant « wow, c’est toujours ainsi ». Ca pourrait paraître déprimant, au contraire je trouve que ça nous pousse à relativiser et à continuer de nous battre pour certaines causes que nous trouvons justes.

On sort un peu du duo France/Etats-Unis (j’ai des lectures assez centrée moi aussi il faut croire !) en 1969 avec Samuel Beckett, l’auteur qui m’a fait découvrir (et adulé !) le théâtre de l’absurde. Quel plaisir de jouer ses textes ! Car Samuel Beckett, je ne l’ai pas lu, je l’ai vécu. Quelle expérience ! Pour moi le célèbre « Cacatoès ! » restera le meilleur moment de théâtre AU MONDE.

Et là ce n’est plus un saut dans le Temps mais un grand écart car il faut attendre 2008 pour recroiser un auteur que je connais ET que j’ai lu (Pablo Neruda, malgré les quelques poèmes qui ont déjà croisé ma route, ne compte pas)(j’ai bien dit que je trichais pas !). Nous avons donc J.M.G Le Clézio, l’auteur juste incontournable quand tu as fait du latin au collège. D’ailleurs, il était un peu la raison pour laquelle j’allais en latin …

Et voilà. La liste est déjà finie. Qu’est-ce que j’en tire ? Et bien ma pauvre dame, ya encore de sacrés tonnes de bouquins chouettes à découvrir ! Malgré mes incursions littéraires dans des pays autres qu’occidentaux, je suis loin d’être à jour dans mes classiques (ou alors je porte la poisse aux auteurs que je lis. Et ça c’est possible).

 

Et vous, qui connaissez-vous sur cette charmante liste de 102 auteurs et 8 auteures ?

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La question des libraires indépendants

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Disons le tout de go : les libraires fiers de se revendiquer « indépendants » m’inspirent de la méfiance (1). Certainement à cause des mes expériences. Pourtant leurs difficultés à survivre face aux géants de l’industrie me touche. Et si j’en parle maintenant, c’est qu’aujourd’hui je suis encore sortie énervée de deux librairies. Fiers de cette étiquette, qui pourrait leur attirer la sympathie d’une grosse lectrice comme moi, elle a tendance à me faire fuir, malgré mes essais réguliers. Aujourd’hui, j’ai voulu découvrir deux librairies indépendantes, estampillées généralistes de ma ville. Verdict ? Un intérieur épuré, très blanc … très froid. Bon. Après, les goûts et les couleurs se discutent et j’admets facilement que la majorité du monde ne peut avoir les miens (sinon vous décèderiez d’une crise d’épilepsie provoquée par une multitude de couleurs et de formes mélangées). J’entre et c’est la colère qui monte. Comme d’habitude, le mot « généraliste » est bien pratique et se révèle plus ostracisant et snob qu’autre chose. Au fond, que veut dire cette expression « littérature généraliste » ?

Aucun rayon de SFFF, un rayon policier qui se résume à peau de chagrin. Partout la littérature contemporaine, classique. La « bonne » littérature. Je ne parle même pas de BD (ou PIRE, de mangas). Non, derrière ce terme « généraliste », ce n’est qu’une vision étriquée de la culture qui s’étale sous mes yeux. La SFFF ou le policier sont-ils des genres « spécialisés » ?

 

Je suis sortie énervée, déçue et j’ai l’impression que chercher une librairie vraiment généraliste se révèle être la quête du Graal. Voilà pourquoi, malgré ma sensibilisation à la cause des libraires, à l’importance d’éviter de tomber dans un monopole du livre par quelques uns, j’achète mes livres neufs à la Fnac. On peut me rétorquer « ah oui mais eux ils ont les moyens ». Est-ce réellement une histoire de moyens ? N’est-ce pas plutôt une histoire de choix de posséder ou non un rayon SFFF et policier digne de ce nom ? Je ne demande pas que chaque libraire possèdent l’ouvrage d’un obscur mec connu seulement des connaisseurs, mais au moins la base : Ray Bradbury, Tolkien ou encore Marion Zimmer Bradley, pour ne citer qu’eux. La question financière ne cache-t-elle pas un débat plus profond de la « vraie » littérature vs le reste, pour les gueux, les faux littéraires, ceux qui ne savent pas apprécier la véritable beauté des mots ? Mes deux genres préférés sont la Science-Fiction et la poésie et mise à part des grands (type Fnac ou Gibert Joseph), je n’ai jamais trouvé une librairie me proposant d’acheter ces deux genres qui me font vibrer, à un même endroit. Je suis de cette frange de la population qui achètent sur Amazon, car je suis une frange de la population que certains libraires nient. Quand j’entre dans ces enseignes pourtant conspués par certains radicaux de la littérature, je me sens respectée dans mes goûts et je vois toute la diversité de la population lectrice : qu’on soit une famille ou une bande de collègues, chacun peut trouver quelque chose qui correspond à ses goûts. Et si le livre recherché n’est pas présent, je n’en prend pas ombrage : personne ne peut tout posséder, mais au moins l’effort est fait de mettre en avant la multitude des genres qui existent. En libraires indépendants, pour trouver ce qui nous fait vibrer, mon mec et moi, nous sommes obligés d’aller dans des boutiques spécialisées (et dans ma ville c’est plus souvent de la BD, du comics ou du manga, peu de de SFFF en vue). Pas que ça nous déplaise, nous sommes toujours très bien accueillis, avec passion et conseils, mais malheureusement nous ne sommes qu’entre connaisseurs. Par cette étiquette « spécialisée » c’est toute une partie de lecteurs qui n’osent pas s’approcher. Et ça m’énerve. Encore une fois, quel sens pour « littérature généraliste », « littérature spécialisée » ? Les essais politiques sont pour moi des ouvrages spécialisés, la SF l’est-elle, en comparaison ?

 

Les libraires indépendants ? Malgré moi, à cause de toutes ces expériences, ils restent pour moi associés à ce souvenir cuisant de mes 15 ans, lorsque je suis entrée dans une librairie Actes Suds et que j’ai demandé un livre. On m’a regardé de haut en bas, et lâché un dédaigneux « nous, nous ne vendons pas ce genre d’ouvrages ». Mon sentiment d’être humiliée alors que je reste persuadée, encore à ce jour, d’avoir lu bien plus de livres, de tout horizons, que l’idiot qui a osé m’envoyer sur les roses pour des prétextes débiles. Et c’est dommage car je n’aime pas ce sentiment et je m’en voudrais presque de penser, ressentir ça. Une amoureuse des livres ne devrait-elle pas être parmi les soutiens dans cette jungle qu’est le marché du livre aujourd’hui ?

(1) dans cet article je ne parle que de librairies proposant au moins du neuf. Les librairies d’occasions, souvent, sont réellement généralistes et ont un éventail plus diversifié dans leur catalogue.

Publication Corbeau

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Comme je vous le disais précédemment, ma nouvelle « Les dessous de la photographie » a été retenue pour figurer dans le sommaire du troisième numéro de Corbeau ! Le thème central du numéro de ce mois est « Meurtres à tous les étages ». Une lecture à éviter de nuit donc …

Extrait :

 » Les trois coups étaient lancés et la magie du théâtre emporta le jeune homme dans son tourbillon impitoyable et passionné. Inéluctablement. Il en oublia de photographier. Ses yeux brillants ne quittaient pas la scène et son cœur battait avec celui des personnages. Puis elle fit son entrée. Ce fut la première fois qu’il ressentit une telle onde de choc. Il en fut cloué sur place. Tétanisé et sans souffle. Juliette et sa longue robe rouge sang. Son cou gracile où brillaient milles étoiles. Son port altier s’ornait d’un visage fin, avec de grands yeux noirs d’encre et des sourcils impeccablement dessinés. Ses cheveux étaient relevés à la va-vite et des mèches rebelles s’échappaient de son chignon, venant se perdre sur sa nuque. Son regard était attirant, diabolique, presque sauvage.

Les autres personnages n’existaient plus. Ils étaient balourds et creux. Ils lui faisaient de l’ombre. »

Le rocher des fées

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Je vous disais plus tôt que j’avais été contactée par l’équipe de Ben et Joss, plateforme culturelle mettant en avant divers artistes. Lors de ce premier contact, où j’avais répondu à quelques questions, le site avait mis en avant mon texte « La balade en diagonale ». Aujourd’hui c’est « Le Rocher des fées » qui est mis en ligne, un inédit que je n’ai jamais présenté sur ce blog ! Voici un petit extrait, et vous pourrez retrouver le texte entier sur le site de Ben et Joss. Bonne lecture !

« Néanmoins, au milieu du cimetière, Yann se révoltait à cette idée. Son dégoût voulait tuer le nourrisson, le torturer et détruire sa misérable vie. Ecoeuré par ces pensées indignes d’un bon chrétien, il se dirigea au bord de la rivière, au pied du Rocher des malheurs. Ce lieu désolé était au bout du cimetière et personne ne venait jamais se recueillir ici. Les tombes environnantes étaient à l’abandon, envahies par la flore sauvage et rampante. Au moment où il allait lâcher l’enfant dans l’eau, le pic de pierre s’ouvrit en deux dans un fracas assourdissant. Terrifié, Yann n’osait bouger un orteil. Un petit être vert, d’une soixantaine de centimètres et affublé d’ailes de chauve-souris, surgit de l’ombre. Il recula en voyant l’apparition, abandonnant le frêle enfant devant lui en guise de protection. »

Le Prix Pépin 2014

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Je vous avez parlé du Prix Pépin, pour lequel mon texte « L’Elagueur » a été sélectionné avec 70 autres textes (sur environ 900 !) pour le Prix du Public. La date butoir des votes du public (donc toi, cher lecteur adoré que j’aime si fort)(sisi)(même que je t’offrirais du gâteau et des cerises si tu étais à côté de moi) est le 31 Mai ! La page Facebook du Pépin vous explique comment procéder : en gros il faut leur envoyer un mail avec vos trois textes préférés, pour que le vote soit pris en compte.

Simple ?

Alors allons-y ! Partons à la conquête du monde !

Et voici les autres textes que j’avais soumis, qui sont malheureusement restés sur la touche :

Errance

Personne ne la voit, coincée entre un distributeur de friandises déshydratées et un lampadaire étoilé. Elle caresse distraitement son chat. Celui-ci, en s’étirant, se coince les rouages des articulations.

– Sale temps pour les robots, souffle-t-elle d’une voix rouillée.

*

Ironie

Soupirant, Liliane posa son livre. Datant d’un temps reculé, il représentait un héritage déprimant. Il contait l’histoire d’une femme coincée au bas de l’échelle sociale, obligée d’avaler des kilomètres pour gagner de quoi épicer ses repas. Aujourd’hui, le trajet pour Neptune serait long …

*

Jour d’école

– Léo qu’est-ce que je viens de dire ?

– J’sais pas Madame. Ça sert à rien de savoir ce qui se passait au XXème siècle, trop ennuyeux !

L’institutrice leva les yeux au ciel.

– Que chacun règle sa montre-temporelle au 30/06/1943 ! Aujourd’hui, nous étudions l’ennuyeuse France occupée.

Comédie du Livre 2014

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L’an dernier, je racontais brièvement ma rencontre avec Yasmina Khadra. Cette année encore je récidive et je suis allée, pour la quatrième fois, me balader dans les avenues de la Comédie du Livre. Comme d’habitude, j’avais des objectifs, et comme d’habitude je ne les ai pas atteints.
Je croyais pouvoir rencontrer Jean-Louis Fetjaine (aka le Dieu de mon adolescence, celui qui a transformé en passion mon amour pour la légende arthurienne) mais malheureusement il n’était pas présent le dimanche. Je pensais alors pour me consoler ramener de la littérature nordique, mise à l’avant cette année (avec de vrais morceaux d’islandais, de danois ou encore de norvégiens avec des noms imprononçables). Là encore, loupé.

A la place j’ai ris avec Mathias Malzieu, qui a rougit quand je lui ai dis que j’avais tout ses livres, tout ses CDs et que je l’avais vu en concert (ALO UI CER GROUPI). On a échangé des blagues, j’ai failli chouiner en voyant les mots personnalisés et mignons qu’il m’a écrit, et j’étais tellement émue que j’en ai oublié de lui demander la permission de prendre une photo avec lui.
Puis je suis allée voir Cyril Massarotto, quelques mètres plus loin. Un auteur sympathique que j’ai découvert avec le très agréable Dieu est un pote à moi. J’ai pu ainsi découvrir qu’il avait publié d’autres livres (coucou je vis dans une grotte). Au-delà des cheveux longs, j’ai découvert un homme très sympathique, qui m’a fait une charmante dédicace et qui s’est avéré être un ami de Malzieu. Combo de la journée !

Bref, une Comédie toujours agréable malgré le temps gris. Je regrette l’annulation de dernière minute de Fred Vargas. Mais encore une fois, je quitte ce salon en serrant des livres d’une valeur inestimable contre moi, quelque peu rêveuse à l’idée, d’un jour, d’être de l’autre côté de la table.

Petites nouvelles !

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Beaucoup de bonnes nouvelles se sont enchaînés ces trois-quatre derniers jours (alors que j’étais en train de suer sang et eau sur mon dernier dossier de diplôme haha), du coup je vous fait un petit article pour tout résumer !

 

– Il y a quelques temps j’ai été contactée par l’équipe de Ben et Joss. J’ai été étonnée mais aussi touchée, car ne connaissant pas cette plateforme (honte à moi !), je ne les avait pas sollicité. De tout ça en ressort une belle découverte, ainsi qu’une jolie interview où je raconte n’importe quoi (comme c’est étonnant). Ce site un peu O.V.N.I, aux couleurs chaudes, met en avant chaque mois des artistes de tout horizons : peinture, photographie, musique, arts plastiques … et écriture ! Et c’est bien dans cette catégorie que vous pouvez me retrouverez, avec un texte publié mensuellement (inédit ou non, j’ai proposé les deux !). Ce mois-ci, ce n’est pas un inédit puisque « La balade en diagonale » a été publiée il y a quelques temps dans le webzine Le petit pâté illustré. Une bonne raison pour le redécouvrir ?

 

– Mon texte « L’élagueur », que j’avais soumis pour le Prix Pépin qui récompense les meilleurs textes courts en SF (300 signes espaces COMPRIS)(oui oui, j’insiste)(parce que c’est un peu dur quand même), fait partie des 70 finalistes pour le prix du public ! (sur près de 900 initialement) Grosse ambiance dans mon petit coeur quand je m’en suis rendue compte ! Du coup, si l’envie vous prend, leur page Facebook explique le mode de vote (par mail, avec sélection de 3 pépins obligatoirement pour que le vote soit valide).

Voici le sus-nommé :

« Il traversa la forêt holographique, les mains habillées de gants magnétiques. D’un geste souple du poignet, il fit tomber une branche qui disparut à peine le sol effleuré. Il ne grimpait plus, il caressait la cime du monde avec ses doigts. »

(et plus tard je vous présenterai les autres textes que j’avais soumis, qui sont malheureusement restés dans le vent !)

– Et enfin, et non des moindres, une de mes nouvelles est retenue par le comité de lecture du webzine Corbeau pour leur prochaine publication !

L’été* démarre sur des chapeaux de roues !

(* : oui, été. Il fait déjà plus de 25° chez moi. Et ce depuis 3 semaines *ronronne*)

Sornettes ou vérités, recueil de nouvelles du PJE

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PJE, késako ? Le Prix du Jeune Ecrivain, auquel je participe depuis 3 ans. Sans grand succès pour l’instant ! Mais les retours qui m’ont été fait m’ont toujours aidé, que ce soit pour progresser ou pour comprendre que les retours ne sont pas paroles d’évangile et sont profondément subjectif, surtout selon les habitudes de lecture d’une personne.

Bref. Chaque participant reçoit le recueil des nouvelles primées lors du concours de l’an passé. Celui de l’année dernière, Icare et autres nouvelles, ne m’avaient franchement pas emballé. Je crois que je ne l’ai même pas fini. Celui de cette année par contre, quelle joie ! Des nouvelles dynamiques, originales, maîtrisées avec des thèmes qui me parlent. J’ai repéré quelques noms que j’allais suivre (et en bonne fille de mon temps, je les ai tous googlisé pour trouver leur site/page quand ils en avaient une).

Bref, un modeste retour pour peut-être vous donner également envie de vous y plonger !

– Sornettes ou vérité ?, d’Erika Szewski

Le style est impeccablement maîtrisé, peut-être trop comparé à l’âge du narrateur au début du récit. Cela n’a pas été trop dérangeant dans la lecture. Je me suis attaché au narrateur, avec l’envie de découvrir la fin de son jeu aux allures de « Cap ou pas cap » de Jeux d’Enfants.

– Le fantôme de l’Escaut, de Carl-Keven Korb

Une nouvelle servie par une style remarquable. Pour ma part, les passages de l’histoire en latin m’ont dérangé : je n’y ai trouvé aucun lien avec la guerre (ainsi que l’origine du personnage, qui est québecois) et, de ce fait, ils donnent sans le vouloir un côté prétentieux au récit. J’ai eu l’impression, en tant que lectrice, d’être mise de côté. Une note de bas de page aurait été la bienvenue !

– Loup et Rouge, de Muhammad Aqiil Gopee

Ici la nouvelle se déploie comme une réécriture du Petit Chaperon Rouge. Et j’adore les réécritures du conte, donc c’était très agréable à lire. Le point de vue de la réécriture est plutôt intéressant en plus, il ne me semble pas en avoir déjà vu par rapport à ce conte (et je ne peux vous en dire plus, de crainte de vous spoiler !)

– Gamin, de Annabelle Moulin

Ma nouvelle coup de coeur. J’ai adoré. J’ai savouré tous les mots, agencés avec beaucoup de talent. L’histoire est celle de la rencontre entre un soldat et un enfant soldat d’un pays en guerre. La seule pour laquelle j’ai corné des pages pour recopier des passages, notamment ces quelques phrases :

 » Au fond de tes yeux se reflètent les battements de ton coeur. C’est la peur qui cogne. »

« Je les déteste, tous ces petits cons qui jouent à la guerre. Comment peut-on jouer à la guerre ? De quel droit ? »

– Barbe blonde, de Laure Didry

Une magnifique réécriture de Barbe bleue, servie par un style aérien et des décors épurés.

– Si la pluie, de Laurence Lanier

Cette nouvelle parle d’une rencontre, avec beaucoup de douceur et d’empathie. Les personnages bien dressés et je m’y suis attachée. L’écriture et l’histoire m’ont fait pensé à Alexandre Jardin, ce qui est de ma part un compliment ! Ma deuxième nouvelle coup de coeur.

– Saoirse, ou les voiles de la liberté, de Gabriel Abou Adal

Le thème, la course du Vendée Globe, est intéressant, plutôt original. Je crois bien que c’est la première fois que je lis une histoire de voiles qui n’ait pas comme personnages principaux des pirates. La nouvelle est bien menée mais c’est surtout la fin, et son message, qui m’a plu.

– Un tour au Birere, d’Augusta Barnabee Hakamineza

Sans dire que cette nouvelle n’a pas d’histoire, elle présente une tranche de vie plutôt qu’une fiction. Cette nouvelle est intéressante pour son côté voyage et découverte, mais sans plus.

– PGV, de Wendkouni John Steve Kaboré

Violente et sans concession, cette nouvelle sur le conflit rwandais happe par ses mots et ses nuances. Troisième coup de coeur.

– A propos du sel sur tes lèvres, d’Ethel Karksens

Une histoire d’amour contrariée, sympathique dans le fond mais la forme m’a un peu dérangé à certains moments (notamment les phrases très longues, pour donner un style oral au récit).

– Le manteau, de Manon Malais

L’histoire est très originale ! J’ai beaucoup aimé la place qu’occupe le vêtement dans la vie du personnage principal, et tout ce qu’il peut cristalliser. Ses accents de fantastique font plaisir. Néanmoins, j’aurais aimé un peu plus de matière, de déroulement dans l’histoire.

– La cordelette, de Guillaume Mélère

Je suis restée un peu à côté de l’histoire de cet homme étrange dont la difficulté à monter un store le plonge dans une certaine folie. Je n’ai pas réussi à y rentrer, tout en reconnaissant la beauté du style.

– Marcher dans tes pas, de Marie Schneider

Cette nouvelle aborde, au-delà de l’histoire d’une rencontre amoureuse, une réflexion chouette sur le désir, le mystère, le manque. Un texte qui sent l’océan et que j’ai beaucoup apprécié.

– Et il en fut ainsi, de Laurine Thizy

Troisième coup de coeur pour cette nouvelle très onirique et bourrée de symbolisme. C’est un style que j’apprécie énormément. Le parallèle avec Adam et Eve transparaît, il est reconnaissable, mais sait se faire discret et permet à l’auteure de dévoiler sa vision, son histoire.

Bribes de quotidien

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En ce moment, c’est le désert, je n’arrive pas à écrire. Il y a un mois j’avais le stylo qui frétillait mais je manquais de temps. Là j’ai du temps disponible mais le stylo est parti se planquer. Mon esprit me trolle. Formidable ! Je continue à avoir pleins de petites bribes d’idées, que je jette grossièrement sur le papier pour ne pas oublier, mais c’est très frustrant de ne pas arriver à dépasser ce « blocage » pour les élaborer un peu plus. Mis à part les corrections pour mes deux nouvelles du PJE, je n’ai pas fait grand chose.

Du coup je profite de ce temps pour faire ce que je ne peux plus faire à loisir depuis mon entrée en formation, comme lire. Je suis plongée actuellement dans une agréable anthologie de SF. Particularité ? Les auteur sont tous roumains ! Très intéressant, et certaines nouvelles m’ont particulièrement touché. Par contre, l’ouvrage subit sa vieillesse et certaines traductions de phrases sont plus qu’approximatives.

Bref, je m’en vais supplier les dieux du stylo de revenir dans ma vie !

Prix jeune écrivain (2)

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Parce que chaque participant a droit à deux nouvelles ! Et qu’au vu des 15€ de participation, il vaut mieux en profiter 🙂

Sinon, quoi de neuf sous le soleil ? Je perçois la fin de mon stage, et donc la fin de ma formation (plus que trois moiiiis !)(et le stress du diplôme, et le stress des résultats …), du coup niveau écriture je suis plutôt plongée dans mémoire, dossiers, rapports sociaux et compagnie. Je trouve encore un peu de temps pour écrire, j’ai notamment envoyé hier ma participation au concours « (en)quête de méditerranée », organisé par la communauté d’agglomération de Provence. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire cette nouvelle, même si elle ne va pas plus loin qu’une participation, car c’est mon compagnon qui m’a donné l’histoire. Loufoque, bien évidemment, puisqu’on y parle de petite culotte bleue … La suite au prochain épisode !

*

Derrière la porte du hangar principal, Léo inspirait profondément pour tenter de calmer son impatience. Le jour qu’il tant attendu et espéré était enfin arrivé ! À partir d’aujourd’hui, il pourrait défendre ses recherches par du concret, et sa détermination ne pourrait qu’ébranler le monde. La réalité roulerait à ses pieds pour quémander quelques miettes de son génie. Il construisait un moment historique : vingt bébés, âgés de quelques heures à deux ans, seraient propulsés dans l’espace, à des années-lumières de la Terre, dans un isolement total. Un enfant sans contact humain devenait au mieux sauvage, un être hybride entre deux mondes, au pire il mourrait. Et si les seuls liens entretenus se tissaient avec des humanoïdes ? Les robots pouvaient-ils être des nounous ? Son idée, simple, se heurtait violemment à l’éthique majoritairement admise. Et pourquoi pas « juste » les envoyer au fin fond de la Sibérie ? Léo ricana dans sa barbe. Aucun lieu sur Terre ne serait à l’abri d’une révolte si son expérience était menée au terme. Cette réflexion hantait le scientifique et pour y répondre le plus justement possible, il avait rapidement compris qu’il devrait lutter contre l’instinct de protection de l’être humain. Loin des adultes, des sons familiers, perdus au milieu de l’espace, ces enfants n’auraient d’autres choix que de s’adapter aux robots et à leur nouvel environnement.

[…]