Archives de Catégorie: Uncategorized

Bonjour WattPad !

Par défaut

Parce que ce texte, Cybernétique, dort depuis bien trop longtemps dans mon pc, en attente de petits yeux curieux et intéressés. Parce qu’il faut parfois sauter le pas !

Chapitre 1

1ere-couv

Publicités

Le retour de la vengeance de la résurrection

Par défaut

O.M.G

Il y a pas mal de poussières par ici.

Ah non, c’est la poussière qui elle-même a pris la poussière. Okay.

tumblr_m4shkpgoyn1r8th2o

Le dernier article a plus de deux temps et il s’en est passé des choses depuis : réussite de mon diplôme, incursion à l’Education Nationale en tant que bouche-trou en chef (aka la vacation, ce statut de satan), une grossesse formidable qui m’a offert une gosse formidable qui a aujourd’hui 16 mois. Et elle est une des principales raisons de ma disparition, pour ma plus grande joie et mon désespoir le plus profond. Ca dépend des jours. Ou des nuits.

Entre temps mon disque dur a crashé et j’ai absolument tout perdu, tout mes écrits, toutes mes bribes, tout mes mots. J’ai réussi à retrouver, telle une archéologue des temps modernes, deux manuscrits dans ma boîte mail. Mais adieu les nouvelles, « Le chant du vieux fou » et autres notes pour des projets. Et au final, c’est pas plus mal. Je redémarre littéralement sur une page blanche, en ayant eu 16 mois de nuits hachées (non elle dort toujours pas sans réveil. Chut) pour oublier absolument toutes les idées que j’aurais pu avoir. Le temps a passé et en relisant mes textes, je me rends compte que l’un des deux est quand même vraiment pas dégueu. Il y a peut-être quelque chose à faire avec ? Pour l’autre, j’ai un attachement un peu subjectif, puisqu’il est le premier manuscrit abouti que j’ai pu avoir. Mais pas assez abouti pour aller vers des horizons sérieux. Par contre, j’aimerai quand même vous faire découvrir ces petits balbutiements d’ado rêveuse et vous le faire lire, grâce à la plateforme wattpad. Mais chaque chose en son temps.

Résolution 2017 ? Me remettre à écrire, maintenant que j’arrive à dormir.

tumblr_o6dz9kr26d1t24ikxo1_500

Mais bon, tout ça, ça sera après mon déménagement à 700km d’ici pour la capitale et ma nouvelle prise de poste (TITULAIRE WESHWESHWESH $$$$$$$). Si vous me revoyez pas, n’hésitez pas, prononcez trois fois mon nom et je réapparaîtrais.

Projet Vanille

Par défaut

Les examens étant terminés (YOUPI) j’ai du temps pour me remettre à l’écriture. Je commence le travail mardi, mais puisque c’est un 80%, j’aimerais m’astreindre un rythme d’écriture hebdomadaire. On verra si je m’y tiens ahah !

Bref, tout ça pour dire que je me suis replongée dans mon projet Vanille, qui pèse actuellement 157 000 sec et des poussières. J’avais déjà fait une première vague de corrections et de réécriture grâce à une bêta-lectrice en or (également à l’initiative de l’image illustrant cet article) mais ce texte en nécessitait une deuxième. J’ai donc bientôt terminé cette autre vague de corrections et je suis vraiment contente de moi. Sur mes trois romans achevés, c’est celui que je trouve le plus abouti. Il reste encore beaucoup de choses à travailler, dont le résumé aka ma kryptonite, avant de passer à l’étape supérieure ! J’aimerais pouvoir envoyer ce projet à des maisons d’éditions à la fin de l’été, ça me donne une date butoir !

*

Petit synopsis : Alors que j’imaginais ma vie en robes d’apparat, mariage arrangé, courbettes et minauderies dans la Cour royale, je fis la rencontre de Vanille. Vanille c’est l’enfant que je n’ai jamais été et celle que j’aimerais avoir, si je devais me plier à mon obligation de femme. J’aime tout en elle, particulièrement les courbes de son visage qui la rendent plus lumineuse et plus belle que toutes les choses qui existent sur cette Terre. Pourquoi fallait-il, alors que ma vie prenait enfin sens, que le destin vienne tout gâcher ? Me voilà embarquée sur l’Océan qui, non content de renverser les bateaux, fait chavirer tout mes repères, mon identité.

Et Vanille …

*

Extrait, chapitre 3, page 14 :

« Histoire contre histoire, je lus à Vanille un conte celte, avec des fées et des lutins qui sautillaient à travers les pages. Le souvenir de ma nuit à Stonehenge se dessinait avec plus d’acuité et un vertige me prit. La fillette était fascinée par le petit peuple et me posa des milliers de questions. Je pris un plaisir indicible à lui répondre, à cajoler le bout de son nez pour la faire rire. J’étais incapable de comprendre le miracle qui se déroulait. Elle était emportée et envoûtée par ma voix, elle quémandait la chaleur de mon corps pour la protéger des farfadets malveillants.

Plus tard dans l’après-midi, pendant que Neilly préparait un gâteau, Vanille avait le regard rêveur et jetait souvent un coup d’œil au jardin. Il lui arrivait même de tendre l’oreille avec l’espoir fou d’entendre des bruits de clochette en provenance du potager. Alors que je discutais avec ma dame de compagnie de sujets désinvoltes, je couvais la fillette pensive du regard. J’aurais voulu que cet instant puisse durer une éternité. »

img001

Nous sommes les comics

Par défaut

« De même, vouloir faire croire que le lectorat des comics ne se limite ou ne concerne qu’un pan de l’humanité est une belle idiotie. » Exactement, et en tant que lectrice de comics, voir une adolescente avec des seins (mais surtout un ventre) pareil ne me donne absolument pas envie de me pencher sur l’histoire.

The Lesbian Geek

A une époque où l’on se permet de basher sans scrupule et de menacer de viol une éditrice aussi respectable que Janelle Asselin (parce qu’elle a « osé » émettre son avis sur la couverture du reboot -du reboot- des Teen Titans dans un article publié chez CBR avec un titre qui ne laissait aucun doute sur son point de vue : Anatomy of a bad cover) et où certains sites spécialisés toute nationalité confondue ne réagissent où ne condamnent aucunement de tels propos sous couvert de cette sacrée liberté d’expression dans leurs espaces réservés aux commentaires, je me demande parfois pourquoi je continue à promouvoir un médium dont une grosse partie s’acharne à se tirer des balles dans le pied en se conduisant comme un adolescent qui cache ses magazines porno sous son matelas.

BOOBS

Don’t judge a book by their boobs

Tout d’abord Janelle Asselin ce n’est pas n’importe qui. Ce…

View original post 1 349 mots de plus

La fièvre du samedi soir (suite et fin)

Par défaut

Plutôt qu’un essayage en règle sur les fesses de toutes les femmes des environs, qui se révélerait sans aucun doute une entreprise trop compliquée, Hugo se mit en tête d’interroger le monde entier sur ce mystère. Son enquête ne mena à aucun résultat probant. Le jeune homme arpenta le village à la recherche de ses compagnons éphémères pour, à chaque fois, leur poser la même question : « étais-je accompagné hier ? ». Toute la journée il se faufila entre les vieilles maisons de briques rouges et remonta les allées ombragées de platanes. Il entendit continuellement les mêmes rengaines : « tu étais seul », « aucune fille ne t’a dragué », « tu as trop picolé mec ! ». Il se hasarda même à demander si ce n’était pas un homme qui l’avait renversé la veille au soir. Un homme fantasque qui aurait porté un joli sous-vêtement. Après tout ? La vie est expérience ! Toutefois, là encore, Hugo se heurta à un mur de négation, avec en cadeau des regards distants.

Il traîna longuement dans les rues lasses du village, où le temps semblait s’être suspendu depuis plusieurs décennies, sans trouver l’ombre d’une réponse. Seul le Mistral semblait l’accompagner sur l’asphalte.

La culotte bleue et son insaisissable propriétaire l’avaient hanté toute la journée. Il revint sur la plage dépeuplée. Face à lui, la mer semblait se moquer de sa quête absurde. Pourquoi s’attachait-il tant à trouver une réponse ? Il avait joué les apprentis détectives et n’avait récolté que des sourires en coin, un peu moqueurs. Pourquoi ne pas simplement profiter de cette sensation éphémère, grisante, qui l’avait saisi à son réveil ? Hugo n’arrivait pas à accepter ce mystère, la réalité de la délicate culotte bleue l’obsédait. Elle reposait entre ses doigts, à le narguer avec son existence tangible qui lui rappelait la béatitude du matin, celle qui ne ressentirait plus jamais s’il ne trouvait pas à qui ce vêtement appartenait. Instinctivement, son corps frémit sous le souvenir diffus d’une extase.

Qui s’était donc glissé dans son lit ? Dépité, un tantinet vexé par son échec, le jeune homme lança la culotte dans l’eau. À son contact, celle-ci explosa en une gerbe d’écume. Estomaqué, Hugo resta sans voix face à ce prodige. Un vent brûlant, surgissant du large, se leva pour l’envelopper chaleureusement. Caressant, le souffle gorgé d’embruns se lova dans son cou, puis s’infiltra sous son tee-shirt pour glisser sur son torse. Il frissonna sous ce contact étrange qui ne faisait que descendre de plus en plus bas, semblant vouloir ôter le bouton de son jean.

– C’est pas croyable …, murmura-t-il.

Avec le sourire serein de celui qui a trouvé des réponses, Hugo courut dans les bras de celle qui l’avait enivré la nuit précédente.

Quand Amazon cautionne le plagiat…

Par défaut

Comme quoi, il y a des personnes qui vont loin ..

plagiatDepuis hier, la blogosphère est secouée par une nouvelle affaire de plagiat et cette fois, je fais partie des plagiés. J’ai été alertée de cette affaire grâce à un post de Clara sur Facebook informant qu’une certaine Coline donnait son avis sur des livres dans les commentaires du site Amazon en copiant allégrement des avis de blogueurs publiés sur le site communautaire Babelio. Plus de 700 avis publiés et une très grande partie d’avis plagiés (environ une trentaine de blogueurs concernés, certains ayant été plagiés sur plusieurs billets). En ce qui me concerne, la donzelle a copié-collé mon billet sur le roman de Marc Lambron, Tu n’as pas tellement changé ( voici le lien vers « l’avis » de Coline, pour constater le plagiat). J’avais publié mon avis sur le site de Cultura, je pense que c’est là qu’elle l’a repris.

View original post 586 mots de plus

La chant du vieux fou (XVII)

Par défaut

Chaque semaine je participe au défi d’Olivia Billington, ravie de pouvoir continuer l’histoire dans laquelle je me suis lancée (quand ma vie me laisse un peu de répit. Oui, formation, stage, mémoire, dossier-de-la-mort-qui-tue-de-trente-pages c’est à vous que je m’adresse)

Résumé : Un mystérieux cataclysme, mêlant tempêtes et explosions nucléaires, a ravagé le monde. Alors que la terre se déchirait, une étrange enfant aux oreilles pointues et aux cheveux pâles vit le jour. Ainsi naquit Morgane, que ses parents voulurent protéger en s’enfuyant au cœur de la montagne. Vingt-ans après, le nourrisson a grandit bon gré mal gré à cause des privations de leurs conditions de vie. Amoureuse de sa forêt rachitique, Morgane aime s’y promenant contre l’avis de ses parents. Elle était loin de se douter qu’au milieu de cette forêt vide de vie, elle trouverait une sculpture de bois, dont l’existence même heurtait l’écoulement tranquille de sa vie.  Peu de temps après cette étrange découverte, elle rencontra Nanouck, jeune garçon solitaire accompagné de son loup blanc, Amarok. Après la mort de ses parents, elle décida de l’accompagner et de le suivre dans sa quête d’une mystérieuse ville où la brume ne dévorerait pas les poumons des gens. Celle-ci s’avèrera moins calme que prévu.

Ils rencontrèrent sur leur chemin Vaiana, une jeune fille solaire et elle aussi porteuse d’un pouvoir étrange qui lui permet de connaître l’histoire d’un objet seulement en le touchant. Une relation complice nait rapidement entre les deux jeunes femmes et Vaiana décide de les suivre dans leur quête. C’est ainsi qu’ils croisèrent la route de Yumi, une inconnue qui saurait où se trouve la cité qu’ils recherchent.

**

Un profond silence s’abattit sur leur modeste assemblée. Les mots de Yumi résonnaient encore de manière grossièrement dramatique à leurs oreilles. Morgane ne savait pas comment réagir face à cette ténébreuse jeune femme, qui venait de leur révélait qu’elle savait voler. Dans roman avait-elle atterri ?

– Chacun ses petits secrets …

– Et quand part-on ?, s’interrogea Morgane d’une voix qu’elle espérait claire et assurée.

– Demain.

Passé ce déconcertant dialogue de théâtre, la soirée s’effilocha sans plus de heurts, bercée par le crépitement du feu. Yumi leur dévoila tout ce qu’elle savait de la cité mystérieuse. Plus que ses mots, c’était son attitude de comédienne qui gênait Morgane. L’inconnue semblait jouer avec les sentiments qu’elle présentait. Elle racontait sa peur des autres, son excitation à découvrir cette ville inconnue de tout le globe terrestre, de sa jalousie quand elle rencontrait des gens qui avaient encore une famille. Mais elle ne faisait que ça, raconter, elle ne semblait pas le vivre. Et Amarok était toujours sur ses gardes, ce qui la confortait dans ses impressions.

Morgane finit par s’éclipser, mue par un profond désir de solitude. Ses pas rêveurs la menèrent jusqu’à l’ombre du palais abandonné. La jeune femme n’arrivait pas à percevoir la source de la fascination que le monument exerçait sur elle. Depuis qu’elle était arrivée dans cette ville, son regard convergeait immanquablement vers lui. Était-ce pour l’histoire qu’il portait ? Son apparente immuabilité ? Face à elle, une arche de ferraille dégondée, qui devait autrefois resplendir, dévoilant un chemin montant sur la butte couchée sur le mur ouest de l’édifice. Elle commença son ascension, son corps s’adaptant rapidement au changement de rythme. Elle se retrouva sur une corniche, avec une vue imprenable sur le fleuve sombre et ses alentours. Le vent continuait de souffler avec force, distillant la touche de lugubre qui paraissait manquer au tableau.

Les paroles de Yumi lui revinrent en mémoire. Elle leur avait rapporté tout ce qu’elle connaissait de la cité mystérieuse : ses habitants qui pouvaient tuer d’un seul regard ; leur taille gigantesque qui transformait la brume en couvre-chef ; une méconnaissance de la fatigue ou de la mort ; une technologie aussi vivante qu’un organisme humain … La vérité semblait s’être diluée, laissant le fantasme devenir le scénariste de leur temps. Comment une telle cité pouvait exister ? Au fond, pourquoi Morgane souhaitait-elle tant la trouver ? Pourquoi avait-elle quitté sa si jolie forêt rachitique ? Ses pensées vagabondes la ramenèrent à sa fleur sculptée. Celle-ci serait rattachée à une malédiction qu’un homme mourant aurait lancé à la face du monde. Était-ce pour cela qu’il était ainsi ? Par le simple désir d’un homme ?

– Tu es spéciale tu sais.

L’arrivée impromptue de Vaiana fit sursauter la jeune femme. Quittant son masque d’asociale, Morgane fut sincèrement ravie de la voir.

– Pas autant que toi !, répliqua-t-elle après un silence. Tu peux connaître l’histoire des objets par un simple toucher et alors que nous nous connaissons depuis si peu de temps, tu m’apparais déjà comme indispensable.

La confidence la fit rougir. Sa vie, depuis qu’elle avait quitté sa forêt pour suivre Nanouck, lui semblait longer un gouffre terrifiant près duquel elle vacillait sans cesse. Vaiana souriait de bonheur. Comment arrivait-elle à être si heureuse ? Cette dernière se glissa aux côté de Morgane pour chercher la chaleur chassée par le vent mordant. Les deux jeunes femmes regardaient dans la même direction, leur regard embrassant leur monde sans étoiles.

– Ce n’est pas moi qui connais l’histoire des objets, mais mes ancêtres. Tu sais, je suis la dernière de mon peuple. Mon fenua est loin, et surtout englouti par les eaux. Je suis là, face à toi, car ma mère a fui peu de temps avant le Soir. Les dieux lui avaient soufflé ce qui arriverait à nos îles. C’est comme ça que je suis arrivée ici.

– Et ta mère ?

– C’est le Soir qui me l’a dérobé … Depuis, c’est moi que les ancêtres guident. Le toucher me dévoile certaines histoires et mon chant me permet d’entrer en contact avec les miens.

– Au moins tu n’es pas seule !

– Si seulement ! Je ne peux pas utiliser ce don pour de mauvaises raisons. Il est trop dangereux de s’approcher de la caverne des morts pour une futilité.

– Tu crois que tu peux leur demander si Yumi est digne de confiance ?

– Je leur demanderai plutôt où la cité mystérieuse, si elle nous mène en bateau, répliqua Vaiana en riant.

– Cette fille m’effraie …

 

Le prix du jeune écrivain

Par défaut

En ce moment, côté écriture j’ai délaissé un peu mes romans (entre écriture, réécriture et corrections, ils sont tous trois en stand-by) pour me concentrer sur le Prix du Jeune Écrivain qui approche à grands pas. J’aime y participer depuis deux ans car les fiches de lecture sont, dans l’ensemble, plutôt bien. Malheureusement, les littératures de l’imaginaire y ont peu de place …

Cette année, j’ai eu envie d’écrire quelque chose parlant de la Polynésie Français, mon fenua adoré. Du coup, je suis partie sur une uchronie, avec la réécriture de la vente de Tahiti aux français pour un peu d’argent, de l’alcool et un titre honorifique. On a fait plus glorieux comme épisode historique hein !

Petit extrait !

[…]

Même à cet instant, pratiquement au cœur du Pacifique, elle ne voyait que trop peu la voûte céleste. Le bateau d’acier, bâtit de multiples rouages, transperçait vulgairement les flots, vomissant au-dessus d’elle le brouillard qui lui permettait d’avancer. Nul silence ne venait s’abattre sur le bâtiment une fois le soleil plongé dans la mer, la ferraille travaillait inlassablement à grands bruits, grinçant et chuintant à tout instant. Cette modernité l’accablait d’autant plus que son esprit était tiraillé entre la joie de revoir ses frères, sa patrie et le deuil qu’elle portait sur sa robe, la plus simple qu’elle avait pu trouver. La métropole était si loin qu’elle n’avait pu assister aux funérailles royales de Pomare IV, sa mère, Reine de Tahiti. Le Commissaire avait dû faire un discours, regrettant hypocritement l’absence de la princesse alors qu’il avait manigancé son départ. La jeune femme imaginait sans peine les Français applaudir poliment. Le cadavre royal à peine froid, toute leur attention était déjà tournée vers Teratane, le prince héritier. Pomare IV n’était pas appréciée, surnommée cyniquement « le roi » de Tahiti, son pouvoir effrayait et son entêtement agaçait. Une femme ne pouvait pas diriger ! En outre, elle avait toujours refusé les voitures à vapeur que le gouvernement français voulait lui offrir, préférant se déplacer à pied ou à cheval. Elle ne voulait pas vivre comme en métropole, elle voulait vivre à la tahitienne. Teriimaevarua se souvint des yeux voilés de honte lorsque sa mère leur racontait la signature de l’accord de protectorat, au terme de deux ans de guerre. Si elle avait pu faire ses propres choix, ils étaient minimes. Cette signature honnie cachait en son sein tout ce que Teriimaevarua avait vu à Paris : des machines si grandes qu’elles pouvaient écraser les hommes. Jusqu’à quand Tahiti resterait-elle aussi libre que l’océan ?

[…]

Des questions ? Oh oui !

Par défaut

C’est la charmante Olivia Billington qui m’a tagué début Décembre ! Et miracle de Noël, je répond à ce tag avant la Saint-Glinglin. Je propose une hola en mon honneur !
(même si le titre pourri de cette note de blog mériterait plutôt une avalanche de boules de neiges dans ma tête)

Donc, après avoir chaleureusement remercié Olivia pour cette distraction qui m’éloigne de mon mémoire quelques temps, je vais répondre à ses 10 questions. Et après, la partie qu’elle a justement caractérisée comme la plus difficile : les nominations ! Nous y reviendrons à la fin, car je sais, lecteur, lectrice, que tu meurs d’envie de me découvrir par le biais de ces questions.

  1. Votre couleur préférée ? Le orange ! Mais pas de jaloux, je suis une fille arc-en-ciel et toutes les couleurs me plaisent 🙂 Je dois être une des rares jeunes femmes de ma génération à ne pas avoir de robe noire. En fait je crois que je n’ai qu’un seul vêtement noir, un teeshirt.
  2. Votre animal de compagnie préféré ? Le chat (quelle originalité folle), surtout le mien. Plutôt qu’indépendants, je préfère les chats collants, avec une taille de nain, très mignons et dont l’activité préférée semble être celle de s’allonger sur moi au moment où je souhaite travailler.
  3. Votre boisson préférée ? Le thé au jasmin. Puis celui à la menthe. Oh et le thé de Noël est quand même vachement bon …
  4. Lequel préférez-vous, Facebook ou Twitter ? Facebook, parce que je ne suis pas limitée à 140 caractères !
  5. Votre modèle préféré ? Alors … En écriture, j’aime particulièrement la plume joyeuse d’Alexandre Jardin, l’imagination de Robin Hobb et Marion Zimmer Bradley, mais surtout, surtout, le talent de Mireille Calmel ! Du côté des personnages historiques, Gandhi et Nelson Mandela sont des modèles de vie. Certains pans de leur philosophie de vie me touchent beaucoup. Après, il y a des héros dont on parle moins, comme l’Indien qui a révolutionné la vie des femmes de son pays en démocratisant une protection à bas coût.
  6. Vous préférez recevoir ou donner des cadeaux ? Les deux, les deux ! J’adore la partie recherche de cadeaux, emballage (avec force de rubans mignons et d’autocollants pailletés), j’adore voir la personne ouvrir son cadeau avec un sourire (et sans me vanter, je me loupe rarement). Et bien sûr, j’adore recevoir des cadeaux, pour l’attention que la personne traduit par ce geste.
  7. Votre chiffre préféré ? La question qui tue depuis mon enfance. Invariablement, je répond le 13. Parce que je suis née le 13 (presque un vendredi !) et qu’à l’époque, avoir comme chiffre préféré un chiffre qui faisait frissonner les plus superstitieux me faisait rire (ceci étant mon plus haut niveau de rébellion de mon adolescence)(ça et le teeshirt « je ne bavarde pas, je m’exprime » en cours)
  8. Votre jour préféré ? Le dimanche, car j’ai mon compagnon pour moi seule.
  9. Votre fleur préférée ? La fleur de tiare, symbole de la Polynésie Française. C’est une fleur discrète, sans fioritures, mais dont le parfum est reconnaissable entre mille.

    Elle est souvent confondue avec la fleur de frangipanier, qui est elle aussi magnifique.
  10. Quelle est votre passion ? Olivia ayant déjà fait la boutade, je vais devoir répondre sérieusement ! C’est l’écriture, bien sûr, avec un sérieux penchant pour la lecture. Autre passion ? Le chocolat.

 

Maintenant, les heureux nominés ! Je met de côté la féminisation de ce questionnaire (que je renomme Questionnaire de Noël, avec grande originalité).
Willem Hardouin (chouette auteur à découvrir)
Des livres et Sharon des chroniques de livres toujours intelligentes et pertinentes)
Estelle Van de Velde (tout comme Willem, une jeune auteure à suivre !)
Oskar (les pérégrinations d’une passionnée de livres)
Tk. Kim (juste fascinante)
Amélie (une adorable dessinatrice)
Beyondzewords (de classe, toujours de la classe)
A l’ouest rien de nouveau (le blog qui vous donnera envie de voyager. Fourbe qu’il est)
Captain Starla (« Chroniques d’une fille qui cuisine en culotte ». Rien à ajouter, cette fille est une explosion de bonne humeur)

Et vu qu’il est dimanche J-3 avant Noël, je m’arrête là ! Et je vous conseille d’écouter La Pompe Moderne, qui réussit l’improbable mélange de Jacques Brel et de « Danse le Mia ». Oui oui.