Archives de Tag: Rudyard Kipling

Le Prix Nobel de Littérature

Par défaut

Et là vous vous dites « ohlalala, encore une qui surfe sur les niouzes du moment et qui va nous raconter, comme tout le monde aujourd’hui, à quel point elle adore Mondiano àlavieàlamort ».

Ben en fait je le connais pas, j’ai rien lu de lui, pour moi c’est un vague Monsieur dont ma mère m’a vaguement parlé mais pas de bol, ça manque un peu de crimes et de sang dégoulinant donc c’est pas son livre de chevet. Bref. Cette nomination me rappelle juste à quel point le monde littéraire est vaste. Malgré les nombreux livres dévorés chaque année, qui font la terreur des gens qui nous aident à déménager, je ne connais pratiquement aucun des auteurs primés au Prix Nobel de Littérature. Je n’ai pas forcément une culture littéraire « classique », ceci expliquant donc cela (et vu qu’Asimov ou encore Bradbury n’ont jamais reçu ce prix, je continue de m’interroger sur le bien-fondé du truc).

Cette journée m’a permis de me pencher sur l’historique des récompenses depuis sa création (la faute à Madmoizelle et son forum down, je suis bien obligée de dépasser ma procrastination)(ce nouveau mot adulé par les lycéens). J’ai ainsi découvert que la France caracolait en tête du classement avec 15 Prix, suivi par les Etats-Unis (12) et le Royaume-Unis. Mais il serait inutile de vous faire un petit graphique mignon avec des statistiques pour chaque pays récompensés, qui mettrait notamment en valeur la vision centrée sur l’Occident de ce prix. A la place, je vais revenir sur les (trop ?) rares ouvrages que j’ai lu. Je ne parlerais pas forcément des auteurs que je connais, comme Frédéric Mistral. Ayant habité en Provence lors de mon secondaire, à genre 20km de sa maison, j’ai évidemment lu beaucoup, beaucoup d’extraits, mais jamais de livres entiers. Et ça compte pas, c’est de la triche, et je suis bonne joueuse.

Avec une création en 1901, le premier auteur connu de la liste arrive dès 1907, avec Rudyard Kipling et son chouette Le livre de la Jungle. Bien que ce soit un livre jeunesse, je l’ai découvert sur le tard il y a deux ans. Je connaissais l’histoire, évidemment, car j’adore le Disney du même nom. Du coup en ouvrant ce livre, je ne m’attendais pas à trouver ce que j’y ai trouvé : beaucoup de poésie et de nombreux contes riches en détail. Les animaux ont une place centrale, comme on pouvit s’en douter.

Il faudra attendre 1938 pour trouver dans le classement un nom qui me parle. Et quel nom ! Pearl Buck ! Ceux qui me suivent, notamment sur SensCritique, connaissent l’amour sans borne que je voue à cette auteure, qui est également la première femme à ce recevoir le Prix Nobel de Littérature. Parler objectivement de Pearl Buck me sera difficile, j’aime tout chez elle : ses descriptions, ses histoires, ses personnages ou encore son regard sur la Chine. Que ce soit Pivoine (qui pose la question de l’esclavage et de la traite des Juifs dans le monde), l’Exilée (actuellement mon préféré) et même le Sari Vert (qui ne m’a pas pourtant entièrement plu), Pearl Buck m’a toujours fait voyagé. A terme, j’aimerais lire toute sa bibliographie, ce que je ne souhaite que pour une poignée d’auteurs. J’ai actuellement deux de ses livres dans ma PAL, La terre chinoise et les fils de Wang-Lang.

Un autre saut dans le temps avec, en 1954, le célèbre Ernest Hemmingway. J’ai pourtant peu lu de lui. Il y a évidemment Le vieil homme et la mer, enchanteur, et qui pour moi représente un des classiques les plus accessibles de la littérature. Je suis aussi tombée sur Histoire naturelle des morts, un recueil de nouvelles qui ne m’a pas emballé, bien que l’exercice stylistique de description des cadavres m’ait impressionné.

1957, autre auteur connu, Albert Camus. Qu’on se le dise tout de suite, je ne suis pas une grande admiratrice de cet auteur. Ce n’est pas celui qui me fait le plus vibrer, bien que j’ai apprécié L’Étranger et La mort heureuse. Peu de choses à dire donc.

Et voilà qu’arrive maintenant John Steinbeck ! Parfois il faut plusieurs essais de lecture, voir plusieurs livres pour apprécier un auteur. Et puis parfois c’est inutile. Entre Des souris et des Hommes et Les raisins de la colère, les histoires John Steinbeck m’ont percuté par leur modernité malgré leur âge de publication. J’adore ce genre de bouquins. Finir un bouquin qui a plusieurs décennies en me disant « wow, c’est toujours ainsi ». Ca pourrait paraître déprimant, au contraire je trouve que ça nous pousse à relativiser et à continuer de nous battre pour certaines causes que nous trouvons justes.

On sort un peu du duo France/Etats-Unis (j’ai des lectures assez centrée moi aussi il faut croire !) en 1969 avec Samuel Beckett, l’auteur qui m’a fait découvrir (et adulé !) le théâtre de l’absurde. Quel plaisir de jouer ses textes ! Car Samuel Beckett, je ne l’ai pas lu, je l’ai vécu. Quelle expérience ! Pour moi le célèbre « Cacatoès ! » restera le meilleur moment de théâtre AU MONDE.

Et là ce n’est plus un saut dans le Temps mais un grand écart car il faut attendre 2008 pour recroiser un auteur que je connais ET que j’ai lu (Pablo Neruda, malgré les quelques poèmes qui ont déjà croisé ma route, ne compte pas)(j’ai bien dit que je trichais pas !). Nous avons donc J.M.G Le Clézio, l’auteur juste incontournable quand tu as fait du latin au collège. D’ailleurs, il était un peu la raison pour laquelle j’allais en latin …

Et voilà. La liste est déjà finie. Qu’est-ce que j’en tire ? Et bien ma pauvre dame, ya encore de sacrés tonnes de bouquins chouettes à découvrir ! Malgré mes incursions littéraires dans des pays autres qu’occidentaux, je suis loin d’être à jour dans mes classiques (ou alors je porte la poisse aux auteurs que je lis. Et ça c’est possible).

 

Et vous, qui connaissez-vous sur cette charmante liste de 102 auteurs et 8 auteures ?

Publicités